50 enseignants formés aux métiers du cinéma

En provenance des 10 régions, ils ont reçu leurs diplômes à Yaoundé après 2 semaines de cours dispensés par l’Iscac de l’association Ecrans Noirs.

L’ouverture d’un baccalauréat filière cinéma est l’une des reformes de l’enseignement secondaire général. Après des séances de travail ayant permis au ministère des Enseignements secondaires d’établir entre autres le contenu des matières de cette filière, le Minsec passe à la vitesse supérieure avec la formation des enseignants. Du 13 au 24 janvier, ces professeurs des lycées et collèges ont reçu une formation accélérée dispensée par l’Institut supérieur de formation aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique centrale (Iscac) au palais des congrès de Yaoundé. La formation de ces enseignants venus des 10 régions du pays a été assurée par Bassek ba Kobhio, cinéaste et délégué général d’Ecrans Noirs, Fai Tanguem Donatus, Pani FominyiNalowa et le professeur Alexi Belibide l’Ecole normale supérieure de Yaoundé sous la supervision de Felix Nicodème Bikaï.

«La 1ère semaine, nous avons travaillé sur les notions cinématographiques théoriques. Nous l’avons clôturé par une projection débat du film «Les Saignantes » du cinéaste Jean Pierre Bekolo. Projection qui s’est déroulée en présence du réalisateur. Pour la deuxième semaine, nous avons donné des cours pratiques de technique cinématographique puis il y a eu la présentation d’un livre à venir pour les classes de Seconde et des microprogrammes par les séminaristes », a expliqué Bassek ba Kobhio, lors de la cérémonie de clôture de la formation. Un moment solennel présidé par Awoundja Catherine, inspecteure générale des Enseignements.
«Les séminaristes sont des enseignants de presque toutes les matières.

Nous avons choisi prioritairement des enseignants de langue parce que ce sont les séries A que nous voulons professionnaliser. Là, nous avons des enseignants de physique, de mathématiques, pour faire les mathématiques, on a besoin de ces matières-là, on a besoin des professeurs d’histoire, de géographie », a-t-elle souligné. La cérémonie du 24 janvier a aussi été marquée par la leçon inaugurale du professeur Alexi Belibi portant sur « L’art cinématographique selon l’approche par compétence » et des échanges francs entre l’inspecteure générale du Minsec et les séminaristes qui ont profité de ce cadre pour soumettre des doléances.

Une association a d’ailleurs vu le jour. Celle des enseignants des arts cinématographiques suite à une assemblée générale tenue le 23 janvier au palais des congrès de Yaoundé. En rappel, c’est un arrêté signé du 23 août 2018, par le ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga qui instaure les arts cinématographiquesdans le programme scolaire du second cycle de l’enseignement secondaire général.La filière arts cinématographiques aura sept matières : les fondamentaux du cinéma, les genres cinématographiques, les analyses filmiques, l’économie du cinéma, le processus de réalisation, le projet de fin de formation et la sociologie du cinéma.

Une association a d’ailleurs vu le jour. Celle des enseignants des arts cinématographiques suite à une assemblée générale tenue le 23 janvier au palais des congrès de Yaoundé. En rappel, c’est un arrêté signé du 23 août 2018, par le ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga qui instaure les arts cinématographiquesdans le programme scolaire du second cycle de l’enseignement secondaire général.La filière arts cinématographiques aura sept matières : les fondamentaux du cinéma, les genres cinématographiques, les analyses filmiques, l’économie du cinéma, le processus de réalisation, le projet de fin de formation et la sociologie du cinéma.

Elsa Kane

Culture

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