Abdouraman Hamadou : « C’est une décision politique »

Le président d’Etoile Filante de Garoua, membre de l’Acfac, il s’exprime sur l’incompétence déclarée par les juges de la CCA.

Quelle appréciation faitesvous de la sentence de la CCA qui vient de tomber ?
La Chambre s’est déclarée incompétente. Pourtant, la demande principale est claire. On est surpris. On a vu venir tout ça et c’est la raison pour laquelle il y a eu un certain nombre de démarches dans le sens d’alerter l’opinion et de prévenir cela. On ne peut pas comprendre comment la Chambre peut dire que notre demande n’a pas fait l’objet de conciliation préalable, alors que c’était ça même le but. Au départ, c’était les résolutions et ça n’a pas changé. On a demandé le constat de la nullité des statuts et de l’annulation des résolutions prises lors de l’Assemblée générale du 10 octobre 2018. Nous avons tout simplement demandé à la Chambre de tirer les conséquences par la suite.

Il y a pourtant eu un certificat de non-conciliation…
C’est une décision que je peux qualifier de politique. Ce n’est pas une décision de droit. Nous avons une voie de recours devant le Tas (Tribunal arbitral du sport, ndlr) et nous allons y arriver et on verra bien si la Chambre a dit le droit. Pour nous, c’est étonnant. C’est du Kafka. Ce n’est pas possible. Nous étions en conciliation pour le même objet. Il n’y a pas eu de conciliation. Maintenant, on nous dit qu’il n’y a pas eu de conciliation. Il y a eu une conciliation sur la principale demande. C’était la conformité des statuts avec la loi, l’absence de quorum. La chambre aurait dû statuer là-dessus et dire que tout le reste nous ne sommes pas compétent, mais statuer sur la demande principale. C’est pour cela que je dis que c’est une décision politique. Nous irons là où nous pensons que le droit sera dit. Nous irons au Tas.

Cette décision a-t-elle un rapport avec les interférences dont vous parliez ?
Forcément. Puisque nous avons vu venir. C’est pour ça que je dis que c’est une décision politique, obtenue certainement par le ministre des Sports, par le ministre chargé de missions à la présidence Mbarga Mboa, le ministre Grégoire Owona en tant que vice-président du Comité national olympique. Mais, pour nous, il n’y a pas de problème. Nous avons une voie de recours. Ce n’est pas fini. Nous allons nous revoir. C’est dommage qu’on soit toujours obligé d’aller à l’étranger pour que le droit soit dit. C’est notre pays et nous sommes Camerounais et nous acceptons cela. Nous prenons acte. La Chambre est dans son droit de dire ce qu’elle veut. Nous avons aussi le droit d’aller devant. On se donne rendez-vous d’ici quelques semaines. Si tout a été fait dans les règles, ces gens-là vont rester à la Fédération. Dans le cas contraire, on va revenir en arrière et ce serait dommage pour notre football, qu’on soit toujours dans cette forme de recommencement à l’infini des situations. Ce n’est pas du droit du tout. C’est de la politique et c’est dommage qu’elle se mêle des affaires de la justice. Il y a un gros problème. Je ne vais pas faire le procès de notre vivre ensemble. Mais, rendez-vous après la sentence du Tas.

Propos recueillis par A.C

Sports, Une

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