Alfred Bagueka Assobo : “Une première étape de notre saison se termine”

Le président de la Fédération camerounaise de tennis de table pose un regard sur la Coupe du Cameroun qui a livré ses vainqueurs.

Est-ce un ouf de soulagement pour vous d’avoir réussi à organiser cette Coupe du Cameroun dans les délais ?
On est satisfait. Notre calendrier prévoyait la finale de la Coupe du Cameroun en fin juillet. Mais, l’instruction du ministre des Sport nous a obligés à organiser assez rapidement cette finale. Nous avons pu nous conformer à l’instruction du ministre et organiser notre finale avant le 23 juin. Donc, nous sommes déjà satisfaits sur ce plan pour le respect des instructions du ministre des Sports.

Et quel regard portez-vous sur la compétition ?
Nous sommes aussi très satisfaits du niveau de jeu développé par les acteurs. Vous avez remarqué que chez les séniors messieurs, l’équipe d’avenir, Camrail, qui a des jeunes et dont le plus âgé a 21 ans et le plus mature, Igor Boulmo, a remporté cette compétition face à une valeur sûre, Top Spin de Buea. Nous avons vu de très bons matchs. Chez les filles également, nous avons assisté à une très belle finale, qui a opposé IUG, qui est bien connue à Top Spin. Top Spin a réussi à aligner ses deux équipes dans les deux finales. Elle a été remportée par IUG, qui avait pour leader Harriet Ntumnyuy. Même chez les vétérans, on a assisté à une belle finale. C’est déjà une première étape de notre saison qui se termine ainsi et nous allons continuer.

Que prévoit la suite de vos activités ?
Vous imaginez bien qu’au tennis de table, nous avons des classiques. Nous devons terminer le championnat par équipe, par le troisième regroupement qui a lieu le 6 juillet. Au terme de ce troisième regroupement, nous retenons souvent les quatre premiers, qui vont jouer les play-offs, qui auront lieu le 20 juillet 2019. C’est aux termes de ces play-offs qu’on pourra désigner le champion du Cameroun par équipe, que ce soit chez les seniors messieurs que chez les seniors dames. Mais, entre ces deux dates, nous allons organiser un deuxième Open, c’est-àdire une deuxième compétition en individuel le 13 juillet et je pense que ce sera une bonne occasion pour les joueurs de venir participer. Surtout pour certains dont les clubs n’ont pas pris part à la Coupe du Cameroun de venir jouer. Je pense à un joueur comme Nyoh Derrek, qui a remporté le premier Open, à Bih Bernice, qui a disputé a finale. Ils auront ainsi l’occasion de venir disputer cet Open de Yaoundé. En trois week-ends, nous aurons ainsi trois compétitions qui vont se suivre. Et après, au mois d’août, nous aurons le championnat national en individuel, précédé d’un criterium des jeunes ; en septembre, la Coup de l’Ambassadeur de Chine et en octobre, ce sera le clou, le Top 16.

Le projet de la formation à la base vous tient à cœur. Où en êtes-vous ?
Les finales Fénasco ligue B se sont terminées hier (vendredi dernier, ndlr). Le vainqueur est un jeune de la région de l’Est entraîné par Evock. La meilleure équipe là-bas, c’est l’Extrême-Nord, le Centre et le Littoral qui sont de grandes régions, n’ont pas pu afficher de bons résultats. Cela démontre que dans ces régions et un peu partout dans des zones éloignées dans le pays, on travaille à la base. Même à la Fénasco A, ce sont des jeunes de l’Adamaoua, de Pin Lamido entraînés par Hervé Nkodo qui ont remporté les finales. La base, c’est à travers des compétitions comme la Fénasco. Je vous rappelle qu’avant notre arrivée à la Fédération, le tennis de table n’était pas retenu à la Fénasco. Je pense que c’est comme ça qu’on avance. L’année dernière nous avons organisé ici à Yaoundé, avec l’ITTF un training camp qui a regroupé plus d’une cinquantaine d’enfants. Ceux qui étaient ici pour le 11 février ont vu qu’il y avait plus d’une cinquantaine d’enfants âgés de moins de 10 ans.

Comment faites-vous pour résoudre le problème de financement au sein de votre fédération ?
Je ne voudrais pas m’éterniser sur un éternel problème. Vous connaissez les problèmes de financement du sport au Cameroun. Je ne vais pas m’étendre là-dessus. Nous n’allons pas rester là, à pleurnicher sur les financements. Nous essayons d’avancer avec les moyens de bord et en bon Camerounais, on dit : nous nous débrouillons.

Propos recueillis par A.C

Sports

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