Basketball : Pascal Siakam, champion Nba 2019

Il devient le premier Camerounais a remporté ce prestigieux titre conquis a l´issue de la victoire lors du match 6 de la finale au cours duquel il a inscrit 26 points.

Moment d´intenses émotions, lorsque Pascal Siakam, le natif de Douala, recevait le trophée de Champion. Un exploit hors du commun réalisé par l´ancien du camp Luc Mbah a Moute, lui qui disputait seulement sa deuxième saison pleine en NBA. A peine 25 ans, Pascal, qui a débuté le basketball à l’âge de 16 ans, est aujourd´hui auréolé du titre de Champion Nba 2019, réalisant ainsi son rêve d´enfant. Souhait de son défunt père, qui de son vivant, rêvait qu´un de ses quatre fils, devienne basketteur professionnel, le plus jeune est allé au-delà. Siakam est porté en triomphe, lui qui aura réalisé un match exceptionnel, inscrivant au total 26 points, pour 10 rebonds, en 46 minutes passées sur le parquet de l´Oracle Arena. Pour le Camerounais de Toronto, il n´y a rien au-dessus de titre Nba, gagné par l´équipe. « Gagner ce titre NBA pour l’équipe, pour Toronto, pour le Canada, pour l’Afrique, pour le Cameroun, il n’y a rien au-dessus de ça, rien ne peut dépasser ça, ce n´est qu´un début », S´exprimait la nouvelle star, lors de la conférence de presse.

Au nom du père, Pascal a relevé ce défi, avec une plus-value, devenant ainsi le premier Camerounais a remporté ce prestigieux titre, du championnat de basket, le plus capé au monde. Comme a ses habitudes, le Camerounais n´a pas hésité à prendre ses responsabilités, dans les moments les plus importants du match. Il est rentré dans l´histoire de la franchise canadienne, lui qui a conclu d´un panier décisif, dans les ultimes secondes du match 6, alors que les Warriors étaient revenus a un point. Moment idéal choisi par Pascal, pour calmer les ardeurs, et faire voler en éclat, tous les espoirs de l´adversaire.

Cette vision, Pascal Siakam ne l’avait sûrement pas, lorsqu’à la veille de sa première saison en NCAA ses yeux furent noyés par les larmes, à la nouvelle de la mort de son père, Tchamo, suite à un accident de voiture et quatre jours d’hospitalisation, n’ayant pas pu sauver sa vie. Pour éviter de perdre son nouveau visa vers les Etats-Unis, en cours de procédure, le plus jeune fils a dû renoncer à rentrer pour les funérailles. A la place, il inscrivit « RIP Dad » sur ses chaussures. Un rituel qu’il continue depuis, alors que l’ancien pensionnaire du petit-séminaire Saint André à Bafia, n’est toujours pas rentré au pays, ce qui ne saurait désormais tarder.

Surtout, un déclic s’est produit. « Ce fut forcément un tournant psychologique. C’était dur, mais jouer au basket, c’est ce qu’il voulait vraiment que je fasse », nous confia-t-il pendant la saison, se remémorant les bourses de scolarité américaines obtenues avant lui par ses trois frères ainés, vrais dingues de basket, quand lui ne se prit au jeu que bien plus tard. « Pour moi, de pouvoir réaliser son rêve, pour lui, pour toute la famille, c’est vraiment important », nous précisait-il dans le vestiaire des Sixers de Philadelphie, avant d’affronter son compatriote Joël Embiid, qui porte lui aussi le Cameroun et l’Afrique sur la plus haute scène du basket mondial.

Les Canadiens ont déjoué tous les pronostics, en s´imposant quatre victoires à deux, dès leur première finale. Kawhi Leonard et ses coéquipiers, à l’image de ce match 6 remporté 114 à 110, jamais fait de complexe face à Golden State, qui disputait sa cinquième finale de suite et qui visait un troisième titre consécutif, un quatrième depuis cinq ans. C’est la première fois dans l’histoire de la finale NBA, que la série s’achève par cinq victoires consécutives pour l’équipe en déplacement. Toronto a remporté ses trois matches sur le parquet de Golden State.

Au départ, le camp de basket organisé par Luc Mbah a Moute
Pascal Siakam est issu d’une famille de six enfants : il a trois frères et deux sœurs. Après une enfance à Douala au Cameroun, il participe au camp de basketball organisé par son compatriote Luc Mbah a Moute. Après une autre participation à un autre camp en Afrique du Sud, il commence sérieusement à envisager une carrière professionnelle dans le basketball. Il s’envolera ainsi pour les États-Unis rejoindre ses grands frères qui y vivent déjà. Il est le cousin du handballeur Erwan Siakam Kadji, qui évolue en Lidl Starligue dans le club de Tremblay en France.

Il passe deux années universitaires à l’université d’État du Nouveau Mexique où il joue pour les Aggies entre 2014 et 2016. Au terme de sa dernière année, il reçoit le trophée du meilleur joueur de l’année de la Western Athletic Conférence. Le 23 juin 2016, Siakam est sélectionné par les Raptors de Toronto à la 27e position de la draft 2016 de la NBA. Le 9 juillet, il signe son contrat rookie avec les Raptors. Puis, il participe à une rencontre de la NBA Summer League 2016 de Las Vegas où il marque 12 points et prend 2 rebonds en 15,2 minutes.

Le 30 mai 2019, il finit meilleur marqueur des Raptors avec 32 points, lors du premier match des Finales NBA 2019 qui oppose son équipe avec les Warriors de Golden State. Le 13 juin 2019, il devient avec son équipe les Raptors de Toronto, champion de la NBA. Amenant pour la première fois de l’histoire, le trophée Larry O’Brien au Canada. Le 19 avril 2016, il annonce sa candidature à la Draft 2016 de la NBA.

Moïse Moundi

Sports, Une

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