Bruno Ade : « Rentrer avec beaucoup de médailles »

L’entraîneur national de l’équipe masculine de judo du Cameroun pose un regard sur les chances de ses athlètes à l’Open international de Yaoundé.

Quel est l’état d’esprit de vos poulains à la veille de cette compétition ?
Le moral est très haut. Etant donné qu’on a envie de faire mieux que l’année dernière. On avait eu quelques petits couacs et cette année, ceux qui n’ont pas réussi à avoir le graal sont prêts à le faire cette année. C’est une année de défi pour nous, étant donné qu’o prépare les Jeux olympiques. Je puis dire que le moral est bon.

Quand vous parlez de petits couacs l’année dernière, il s’agissait de quoi ?
Ce n’était pas des difficultés, mais la compétition. On s’attendait aux médailles d’or et on a eu des bronze. C’est ce que nous appelons des couacs. Pour quelqu’un qui est préparé à avoir la médaille d’or et finalement obtient le bronze, c’est une déception. Cette année, ils sont préparés pour remporter de l’or.

Quelles sont alors les chances du Cameroun à cet Open international de Yaoundé ?
On va miser sur toutes les catégories. Mais, ce que je dis, c’est que cette année est différente de l’année dernière, parce que c’est une année olympique. Le monde entier vient au Cameroun pour prendre des points afin d’aller au Jeux olympiques. Donc, c’est un mini championnat du monde quelque part, mini championnat d’Afrique. Logiquement, on devrait rentrer avec beaucoup de médailles. Je préfère dire beaucoup sans donner le nombre, parce que le sport est aléatoire. On va chercher l’or, l’argent et le bronze. Mais on part d’abord pour l’or.

Vos poulains connaissent-ils les adversaires qu’ils vont affronter ?

Ils connaissent leurs adversaires. Actuellement, avec les Tic on regarde les combats de tout le monde. Ça veut dire que tous les combats qu’on a sont directement diffusés sur YouTube, ainsi de suite. On a les Américains, les Français, les Hollandais ; on a beaucoup de nationalité européennes et américaines. Donc, les meilleurs du monde seront ici à Yaoundé. Donc, on a déjà vu comment ils combattent ; on a vu comment on peut prendre nos adversaires. Mais, sur le terrain c’est autre chose. Donc, les athlètes et les entraîneurs vont se mettre ensemble pour essayer de décrocher le graal.

Qu’est ce qui va fait la force du Cameroun ?
Il y aura d’abord le public. On est chez nous et on a aussi le soutien de la fédération qui a mis vraiment les moyens pour qu’on puisse bien se préparer et à la fin on a aussi comme on dit, l’administration. La tutelle qui nous supporte aussi.

Chez les messieurs on a une vingtaine et chez les dames une quinzaine. Ça veut dire qu’en ce moment, des athlètes camerounais sont loin du niveau ?
On a certains qui sont déjà dans le niveau. Il faut être dans les 18èmes mondiaux pour être d’office qualifié. Mais la compétition est encore longue. Il y a encore beaucoup de compétition avant les Jeux olympiques. Donc, si vous êtes 18ème aujourd’hui et que vous dormez, vous pouvez vous retrouver 50ème à l’arrivée finale. Donc, actuellement, ils doivent se battre tous les jours. C’est de l’endurance. Il y a parfois la vitesse aussi. Celui qui se blesse et qui ne fait pas de compétition perd les points. Donc, il faut glaner des points chaque fois qu’il y a compétition.

Propos recueillis par A.C

Sports

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