Cinéma : Noëlla Nguyam remporte le grand prix

La réalisatrice camerounaise a été primée pour son film « Glass House » dans le cadre des Rencontres internationales des films courts (Rific) clôturées le 2 novembre à Yaoundé.

L’Afrique toute entière était à l’honneur aux Rific. C’est la conclusion à la quelle on arrive au regard du palmarès final de ce festival. Six (6) prix ont été décernés. L’Afrique centrale, de l’Ouest et le Maghreb ont remporté chacune au moins une distinction. La réalisatrice camerounaise Noëlla Nguyam a décroché la distinction la plus convoitée avec son court métrage de fiction « Glass house ». Les films projetés et en compétition étaient regroupés en plusieurs catégories. Dans la catégorie documentaire, « Le Petit papa » du tunisien Mortadha Ghannouchi, émouvant portrait d’une enfant de 14 ans qui travaille pour nourrir sa famille a eu les faveurs du jury composé de Nathalie Vairac, invitée d’honneur, Marie-Claire Nna, Deneuve Djobong, Rostand Wandja et Irène Ekouta. Le prix du jury est revenu à « Suru » de Kismath Baguiri (Benin).

« 16 films étaient en compétition officielle. Le palmarès de la 15ème èdition des Rific reflète l’ouverture du festival au monde entre œuvres camerounaises et internationales, entre documentaires et fictions pour se faire écho à la diversité culturelle et universelle », a réagi Martial Nguéa, délégué général des Rific. Le journaliste critique de cinéma, ajoute : « Ce palmarès met aussi en lumière les talents de notre cinéma et le travail qui est en train d’être fait pour hisser notre cinéma aux standards internationaux », s’est-il réjoui. En plus des projections qui ont eu lieu pendant 7 jours chaque soir dès 18h à Sita Bella, les Rific se sont distinguées cette année par le concept de ciné-école pour l’éducation cinématographique des enfants. 600 élèves d’écoles primaires de Yaoundé, selon les Rific, ont adhéré au programme. Ils ont pris part à des séances de cinéma à Sita Bella les après-midi.

Les Rific ont aussi proposé un atelier sur les techniques du jeu d’acteur animé au Centre culturel camerounais (Ccc) par la comédienne Nathalie Vairac. Les journalistes n’étaient pas en reste avec un master class au Goethe Institut durant lequel le journaliste de TV5Monde, Christian Eboulé est revenu sur les techniques d’écriture d’une note critique de film. Pour mieux montrer le lien entre culture, société et développement, l’équipe du Rific a visité un centre de réinsertion sociale à Oyom-abang. Uniquement composé de garçons, le Centre St Charles Raymond de Lada a accueilli l’ingénieure biomédicale Martine Ribouem pour une causerie éducative avec les enfants. Le 1er novembre, un ciné concert donné gratuitement par la slameuse Lydol, le guitariste Aimé Roger Ribouem et les artistes Am67 a clôturé en beauté 7 sept jours d’activités.

Elsa Kane

Culture, Une

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