Contrat : La Caf signe son accord de siège

Le document tant attendu a finalement été signé ce mercredi 12 février 2020 par Ahmad Ahmad, le président de la CAF et les autorités égyptiennes, après de longues années d’attente.

Depuis 1957 et la création de la Confédération Africaine de Football (CAF), le siège est logé dans la ville du Caire, capitale de l’Egypte. Une institution qui a vu passer plusieurs responsables qui ont mené le même combat pour l’obtention de certaines facilités pour ses travailleurs. Tous les présidents passés à la Caf ont négocié cet accord de siège qui offre une certaine liberté comme le recrutement des profils autres que les Egyptiens, et une obtention systématique d’un visa de travail à longue durée. Jusqu’à la date historique de signature de l’accord de siège, tout étranger travaillant pour la CAF avait au plus un visa de visiteur d’une durée de deux ans, qu’il fallait aller proroger à chaque fois qu’il arrivait à son terme avec plus ou moins de facilité. Une situation qui réduisait au maximum les recrutements de compétences d’autres pays que l’Egypte, et qui ne rassurait pas ces travailleurs, par rapport à leur stabilité dans le pays d’Hossam Hassan. Il a fallu une menace de l’actuel président de la CAF, pour voir les choses aller dans le bon sens.

Dans un discours qu’il prononçait le 19 juillet 2019 et dans lequel Ahmad Ahmad annonçait plusieurs reformes au sein de l’institution, le Malgache avait lâché :
« La CAF n’a pas un statut juridique, en l’absence d’un document de propriété. Nous vivons dans une situation très grave. Tant que l’Egypte ne nous donnera pas un accord de siège, tout peut arriver et je suis inquiet… Je n’en veux à personne, je lance un appel à tous pour que nous allions à la normalisation de cette situation ». Une menace à peine voilée qui montrait clairement qu’on était exaspéré à la Caf par rapport à un certain nombre de restrictions. Plusieurs villes se sont alors ouvertement manifestées, comme la ville touristique de Marrakech au Maroc qui proposait un siège et toutes les modalités pour faciliter la tâche aux travailleurs de la Confédération. Les autorités Egyptiennes ont finalement cédé aux exigences du président de la CAF et ont signé cet accord de siège pour le bonheur de certains travailleurs qui sont en mission au Cameroun : « C’est un accord de 10 ans qui sera reconduit de manière tacite.

Il donne certaines facilités à la CAF de recruter ses employés partout où il veut, et ceux-ci auront dorénavant un statut diplomatique. Il n’y aura plus des visa de deux ans et autres visas de touristes pour quelques mois seulement comme c’était le cas avant », nous a laissé entendre Ouattara Hego, le responsable de la communication de la CAF en mission au Cameroun. Selon notre source : « tous les présidents passés à la CAF se sont battus pour cet accord ». Quand on sait que l’institution est logée sur le sol égyptien depuis sa création en 1957, on peut facilement comprendre que c’est une victoire que vient de remporter là, le président Ahmad Ahmad. Cet accord de siège va ouvrir les portes à plusieurs compétences africaines qui avaient du mal à s’installer durablement dans le pays des Pharaons.

David Eyenguè

Sports

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