Culture : Le rideau tombe sur la Recan 2019

La rentrée culturelle et artistique nationale s’est achevée dimanche par la présentation des grands projets du Minac et de la chanson de la paix composée dans ce cadre.

Une cérémonie de clôture sobre mais riche. La 4ème édition de la Recan est définitivement rentrée en gare sur l’ensemble du territoire national. A Yaoundé, le ministre Bidoung Mkpatt a clôturé 25 jours soit 3 semaines d’intenses activités artistiques. Le meilleur étant souvent pour la fin, les grands projets du Minac ont été présentés au public. Notamment « La Cité de l’Emergence ». Un projet « futuriste » selon le Minac. Il s’agira d’un hyper-complexe culturel qui devra abriter les archives nationales, l’université des arts et de la culture, le mémorial de la culture camerounaise, un parc de loisirs. L’objectif est de valoriser le patrimoine culturel camerounais, le sport et les loisirs et assurer aussi la préservation de la nature.

Le public et les artistes présents ont pu en savoir plus sur le plan de sauvetage des archives nationales de Yaoundé et l’annexe de Buea. Le chantier de réhabilitation a été lancé le 27 mai dernier par Bidoung Mkpatt et la maquette du nouvel édifice réalisée par le cabinet Epoune. Ce plan de sauvetage consiste à : la construction et l’équipement de nouvelles infrastructures, toilettage et mise à niveau du cadre juridique et normatif, au traitement, à l’archivage numérique, à la sécurisation des archives de l’Etat, etc. Les avancées dans les dossiers de construction de la statue de « Mother of humanity monument » ont aussi été dévoilées. Le ministère des Arts et de la culture est un partenaire stratégique de l’Ong américaine Ark Jammers connection, porteuse de ce projet devant s’implanter dans la ville de Kribi.

Autre grand moment de cette cérémonie, la présentation de la « chanson de la paix ». Sa composition a réuni plus d’une vingtaine de chanteurs et musiciens camerounais : Alhadji Touré, Isnebo, One Love, Estel Mveng, etc. Les artistes ont travaillé d’arrache pieds sur le site même de la Recan au musée national pendant plusieurs jours. « Aucun texte n’a été imposée. Chaque artiste devait juste exprimer l’élan de son cœur », fait savoir Junior Ondoua, attaché de presse de ce pôle artistique durant la Recan. « La Recan a été un moment formidable d’éveil et d’éducation artistique que j’ai fait découvrir à mes enfants », s’est réjouie une visiteuse ayant pris part aux 23 journées dédiées à chaque art.

Durant 3 semaines, entre master class, conférences, spectacles, les artistes regroupés par disciplines artistique ( art de la rue, art visuel, art culinaire, art divinatoire, etc) ont débattu sur l’option de regroupement en fédération proposé par le Minac. Ils sont pour la plupart favorables à cette formule. « J’attends beaucoup de cette fédération, je souhaite qu’elle soit mise sur pied pour que cette promotion de la cuisine camerounaise au Cameroun et au-delà », affirme le chef cuisinier Marie-Thérèse Atedzoé. La fédération devra selon le Minac : « permettre d’accorder les violons des différents acteurs en des dynamiques fortes qui peuvent mieux porter la voix des pairs, le ministère de tutelle restant dans son rôle de régulateur ».

Elsa Kane

Culture

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