Culture : Les Gbaya exposent leur patrimoine

C’était au cours de la 4e édition du festival Moïnam qui s’est tenu dans la ville du 11 au 13 avril 2019 sous le thème : Moïnam, un instrument du développement au service du peuple Gbaya.

Le Festival du peuple Gbaya baptisé « Gbanga Moïnam » s’est achever le samedi 13 avril 2019 à Ngaoundéré en présence du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Gabriel Ndoké Dodo, digne fils Gbaya. Les fils et filles Gbaya des régions de l’Est, de l’Adamaoua, du Nord et de la diaspora se sont retrouvés dans le chef-lieu de la région de l’Adamaoua. Plus de 5000 festivaliers venus des 10 régions du Cameroun ont partagé expériences, joie au cours de la 4ème édition du festival Moinam. Il était question de présenté la culture Gbaya et de partager le riche patrimoine culturel de ce peuple avec d’autres communautés et de communier ensemble pour fusionner leur énergie pour la promotion des valeurs traditionnelles et identitaires de ce peuple répandu au Cameroun, au Tchad, en Rca, du Congo, de la République démocratique du Congo, au Soudan du Nord et du Sud, ainsi qu’au Nigéria. Le thème de cette 4ème édition était : « Moïnam, un instrument du développement au service du peuple Gbaya ».

Durant trois jours, les différentes délégations du mouvement d’intégration d’assistance mutuelle (Moinam) ont tenu en haleine les visiteurs des différents stands à travers des expositions du savoir-faire de ce peuple grand guerrier et chasseur. L’objectif est de promouvoir la culture Gbaya afin de la rendre plus compétitive dans la perspective des efforts d’édification d’une nation prospère et unie dans sa diversité, bien sûr en harmonie avec les politiques publiques. « Ce festival s’inscrit dans une vision de développement intégral et de dialogue interculturel vise à identifier et à mettre en valeur la richesse culturelle et artistique des Gbaya, la diversité du peuple Gbaya, de présenter le dynamisme et la créativité des artistes Gbaya à l’effet de créer un espace de cohésion sociale et un sentiment d’appartenance à la nation Gbaya, de créer une plateforme d’échange de tous les Gbaya, de fédérer toutes les forces vives Gbaya afin de générer et de renforcer une action constructive » explique le président Yadji Bello.

Une table ronde animé des enseignants et chercheurs sur le peuple Gbaya a meublé la 4ème édition du festival « Gbanga Moïnam ». L’histoire de la résistance à la colonisation française en Afrique centrale a révélé une figure emblématique Gbaya, du nom de Karno, qui a réussi à imposer une résistance farouche aux colons à travers la guerre du Kongo-Wara au début du 20e siècle. « Les Gbaya connus comme des grands guerriers sont aussi un peuple de chasseurs. Le chasseur de pitons est une activité qui caractérise ce peuple qui vit majoritairement dans l’Adamaoua et dans la région de l’Est » soutient Yadji Bello, le président national du Moinam. Créé en 1995, le Moinam, est devenu une structure fédératrice de tous les Gbaya à travers le monde.

Adolarc Lamissia

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