Culture : L’univers musical s’agrandit

Edial le bon nègre vient de boucler son premier album qu’il a nommé ‘’Le petit Ewondo’’. Il sera dédicacé dans les prochaines semaines.

Rien de grand ne peut se faire sans passion. Cette pensée du philosophe Hegel, définit au mieux l’état d’esprit de ‘’Edial le bon nègre’’. L’artiste vient de boucler son premier album de 10 titres nommé « Le petit Ewondo ». Une œuvre qui met en exergue son amour pour le 4ème art. Dans cet opus, il balade le mélomane autour des thèmes comme l’amour, le vivre ensemble et rend hommage à sa maman et aux éléments des forces de l’ordre et de sécurité tombés sur le champ de bataille. Il implore d’ailleurs Dieu à lui apporter son soutien.

« Le petit Ewondo » est un régal en termes de diversité linguistique et de genres. Pour susciter l’intérêt de toutes les générations, ‘’Edial le bon nègre’’ de son vrai nom Emmanuel Désiré Ndzengue, fait un savant dosage entre le folklore et le Rnb-Rap comme dans le titre « Cœur balance ». Il s’est positionné également dans son premier album, comme un défenseur des langues locales. Pour faire valoir son génie intérieur, ‘’Edial le bon nègre’’ chante dans les deux langues officielles du Cameroun à savoir : le français et l’anglais.

La langue Béti et le Bassa nourrissent tout aussi ses créations ; question pour lui de magnifier la richesse culturelle du terroir. C’est un album qui a un encrage identitaire fort et le nom choisi pour se lancer dans ce monde de la création est le fruit des expériences de la vie. « Le petit Ewondo, parce que ça représente mes origines et mes racines. ‘’Edial’’ fait partie de mon enfance. Ce nom m’avait été donné par un enseignant à la maternelle parce que j’étais toujours bien habillé. ‘’Le bon nègre’’ vient d’un de mes amis brésilien », explique l’artiste.

Faute de producteur, Edial le bon nègre a dû s’autoproduire. La passion, l’envie et la détermination d’exposer une partie de son for intérieur était plus fort que tout. Après plus de trois ans à retourner les mots, à les assembler pour trouver des belles sonorités, il se prépare à présenter officiellement le résultat de toutes ces années de travail acharné. « Le petit Ewondo » est un album à faire écouter. Au-delà du texte, la voix, d’une douceur saisissante, nous empoigne avec toute sa clarté et sa volupté.

Solière Champlain Paka

Culture

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