Douala : Kotto Bass revit à Bonendale

Le siège d’une fondation à la mémoire de l’artiste décédé en 1996 a été érigé dans l’arrondissement de Douala 4ème.

23 ans après sa mort, Kotto Bass reste toujours parmi les siens. Du moins, son souvenir. Il revit à travers le siège de la fondation érigée en sa mémoire il y a quelques jours au village Bonendale, dans l’arrondissement de Douala 4ème. Le choix du site n’est pas fortuit. Bonendale représente le village maternel de l’artiste. Le coin est également connu comme un haut lieu de promotion de l’art et de la culture. Cette réalisation, dont l’inauguration est prévue le
15 juin 2019, est l’aboutissement d’un projet pensé depuis 2015. A la tête de l’initiative, on retrouve Danielle Eyango, la nièce de l’artiste. L’auteure du livre « Kotto Bass : Comme un oiseau en plein envol » paru en 2012, est épaulée par 30 autres membres de la fondation. A travers cette œuvre, elle entend pérenniser le nom de « tonton vieux », comme elle l’appelait affectueusement. « C’est une maison d’épanouissement et de culture pour tous ces enfants qui portent un handicap », indique –t-elle.

Le siège de la fondation Kotto Bass (Nyamsi Theodore Auger, de son vrai nom) est logé dans une maison aménagée à Bonendale. La maison aux couleurs gaies est subdivisée en plusieurs pièces qui abriteront treize ateliers. Il y a entre autres, l’atelier maternelle, l’atelier cuisine, informatique, bibliothèque, peinture, teinture, danse traditionnelle. Une école de musique sera également animée par l’artiste Marco Bella. « On veut mettre du kotto Bass en chaque enfant, faire d’eux des Kotto Bass de la peinture, de la danse… », fait savoir Danielle Eyango. La fondation va poursuivre sa collaboration avec des associations de personnes qui portent un handicap. Mais des parents d’enfants valides ont déjà émis le vœu de faire participer leurs progénitures aux différents ateliers de la fondation. Ils devront aussi suivre le calendrier des activités qui sera conçu et rendu disponible prochainement par la fondation.

Mathias Mouendé Ngamo

Culture

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