Fadimatou Salman : Le journalisme sa passion, la com’ son métier

Sa carrière professionnelle est une succession de défis et d’opportunités. Elle dirige aujourd’hui la cellule de communication de l’Agence de régulation des télécommunications.

A 33 ans, Fadimatou Salman affiche la confiance et la plénitude d’une personne sure d’avoir trouvé sa voie. Son monde ce sont les télécommunications. Sa maison c’est l’Agence de régulation des télécommunications (Art). Elle a déjà fait du chemin depuis son arrivée en mars 2009 dans cet établissement public administratif. Depuis le 27 décembre dernier, la jeune femme est à la tête de la cellule de la communication, et travaille sous la direction du chef de division Sylvestre Noubissié. Il s’agit assurément d’une promotion pour celle qui était chargée d’études assistant dans cette même division. De 2010 à 2015, Fadimatou Salman a été chef de service des relations publiques.

Il y a 10 ans, alors qu’elle embrasse la communication d’entreprise, il s’agit d’une opportunité d’emploi à saisir et, surtout un défi à relever. En effet, c’est un nouveau métier pour cette journaliste titulaire d’une licence et d’une maitrise obtenues à l’Ecole supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication (Esstic). A l’époque, elle mène depuis 2 ans une vie professionnelle palpitante à la direction des programmes Tv de la Crtv. Son talent a conquis le journaliste Jean Materne Ndi. Il lui imagine déjà un bel avenir qui se dessine avec le lancement de l’émission « Bonjour », la grande matinale de la télévision nationale. Fadimatou Salman appartient à cette race de journaliste qui vit sur le terrain et se nourrit des reportages. Ses sujets de prédilection portent sur la santé, l’éducation et le handicap. En licence, sa réalisation professionnelle est une enquête sur l’enseignement privée. En maîtrise, elle va à la découverte des hippopotames de Guere dans le département du Mayo Danay, région de l’Extrême-Nord. Plus tard, elle travaillera sur l’éducation des enfants handicapés.

Pourtant jusqu’en 2009, la perspective d’un emploi tarde à se concrétiser à la Crtv. Et voici qu’une opportunité se présente : intégrer l’Agence de régulation des télécommunications et y faire la communication. La jeune journaliste a les acquis pour vite apprendre : sens poussé de l’observation, capacité à collecter et traiter l’information, capacité à travailler sous pression avec célérité, aptitude d’analyser et d’anticipation… Il y a de quoi exploser les rendements. Surtout que Fadimatou ajoute des lectures à son apprentissage. Elle maîtrise rapidement les règles, les normes et les procédures administratives ; et se fait la main en rédaction administrative. Toute opportunité de formation est la bienvenue ; comme celle avec le cabinet Flexability ou une autre en communication digitale. Il y a même le séjour passé à l’Académie diplomatique internationale de Paris où Fadimatou apprend le volet protocolaire de l’organisation des réunions, conférences et sommets.

Aujourd’hui le journalisme est derrière elle. Mais Fadimatou sait que cette formation de base lui sera toujours d’une grande aide ; notamment pour la production du journal de l’Art. Etre journaliste lui permet de mieux vivre sa passion pour les télécommunications et la communication d’entreprise. « Le travail est loin d’être monotone. Chaque jour, il y a des défis nouveaux et des problématiques nouvelles auxquelles il faut s’intéresser. Le secteur des télécoms est dynamique et offre d’autres possibilités qui vont au-delà de l’Art », assure-t-elle.

Assongmo Necdem

Communication

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