Festival : La culture japonaise se vend à Yaoundé

Des ateliers de calligraphie, de Manga et les démonstrations divers ont magnifié les relations entre les deux pays et rassemblé une centaine de camerounais samedi dernier à l’Ifc de Yaoundé.

Le Japon accueille cette année les eux Olympiques. Pour ceux qui l’ignoraient encore, un film documentaire sur l’événement a été projeté samedi dernier dans la salle des spectacles de l’Institut français du Cameroun à Yaoundé. Tout est prêt et n’attend plus que les délégations pouvait-on lire à travers les images qui tournaient en boucle. C’était à l’occasion de la 6ème édition du Festival japonais. Il y avait du monde tant dans la salle qu’au niveau des différents ateliers installés à l’extérieur. Une véritable foire culturelle dont l’objectif était de vulgariser les atouts nippones au Cameroun.

Trois ateliers étaient particulièrement très courus. Ceux consacrés à la calligraphie, au thé vert et à l’essayage du Yukata (un vêtement traditionnel japonais, ndlr). Aminou, après s’être prêté au jeu du Yukata assorti d’une épée et d’un Opi (ceinture pour attacher le Yukata, ndlr), il s’est fait arroser de flash en guise de souvenir :
« C’est vraiment jouissif. On n’a pas une telle occasion tous les jours. Pour être sincère, c’est parfois bien de se sentir dans la peau d’un japonais »n confie le jeune homme tout souriant. A l’entrée, une longue fille attend patiemment d’arborer ce vêtement exotique. Non loin de cet atelier, des camerounais découvrent tout étonnés, le « pop rice » produit à Bangoulap par des japonais. « C’est vraiment un amuse-gueule ; un peu comme le pop-corn. Ceci est fait avec du miel », explique Jeannette après avoir dégusté.

L’art du thé vert
Certains avaient entendus parler du thé vert japonais sans l’avoir dégusté. C’est le cas de Blaise Nna. Pour la boire, il faut suivre un rituel digne de concentration : « C’était magnifique. Il faut être concentré et suivre un certain rituel avant de boire ce thé vert car on a recu une fiche à ce sujet ». Pour NoumegneNoula, un habitué : « Le thé vert a un goût excellent. Le thé vert est un légume vert. On peut l’assimiler à l’eau des feuilles de manioc. Chez nous en Afrique, quand on a un problème de sang, on pille les feuilles de manioc, on y met un peu de sucre. Cela soulage beaucoup. L’arrière-goût est cru ». C’était aussi l’occasion de découvrir les différents arts martiaux nippones. La Fecajudo s’est jointe à la fête avec des démonstrations et techniques diverses : « Cette édition est particulière parce qu’on a des participants camerounais.

Il y a aussi des expositions des dessins animés faites par des camerounais. La culture japonaise est déjà connu par des camerounais. Je pense qu’il faut faire davantage pour les amener à s’y intéresser plus. C’est la raison d’être de ce festival », explique Egawa Shunpei, de la division économie et coopération à l’Ambassade. Jean Vincent Ekani rentre avec un souvenir bien entré : « Je viens de pratiquer l’art graphique. C’est une très belle activité. J’ai pu écrire mon prénom. La calligraphie est un art très intéressant. L’intérêt que je porte pour cette culture japonaise ne date pas d’aujourd’hui. Cela part déjà de l’intérêt que j’ai pour la culture Manga. Je voulais un peu toucher du doigt cette culture en venant ici ». A chaque étape de la visite, le merci résonnait en chœur.

Solière Champlain Paka

Culture

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