Fête de la musique 2020 : Place aux web show !

A cette occasion Salatiel, Lady Ponce Richard Amougou, Sandra Balla et d’autres ont donné des concerts live via les médias sociaux.

Festivals annulés, tournées et spectacles reportés. L’impact du Covid-19 sur l’industrie de la musique a été grand. En l’absence d’une étude, il est cependant difficile d’avancer un chiffre sur les pertes causées par la Covid-19 sur ce secteur tout segment confondu.
Dans un environnement déjà miné par la piraterie, la régression des ventes de CD et les problèmes du droit d’auteur, les artistes et l’Etat sont privés d’une manne précieuse. Cependant des musiciens veulent sortir la tête de l’eau et mettent en place des initiatives. C’est dans ce contexte que la Fête de la musique placée cette année sous le thème : »Vivez, aimez et plongez-vous en musique » s’est célébrée sous le mode des concerts en streaming.

 » Le web show est très répandu en occident et plus précisément aux Etats-Unis. C’est une spectacle offert ou mis sur internet sur lesplates-formes de réseaux sociaux telles que : Youtube, Facebook, Instagram », explique Frank Olivier Ndema; le directeur de FonProd, co-organisateur du « Music Fest 2020 », un web show ayant rassemblé 5 jeunes chanteurs et musiciens dès 19h sur facebook. Il s’agit notamment de Sandra Balla, chanteuse ancrée dans les sonorités du peuple ekang et co-initiatrice de « Music Fest 2020 », de Maro Abela, chanteuse et danseuse auteure de l’album « Zning » dans le style afrojazz, de Mosayane qui chante « Wetam », un balade, ode à l’amour sorti en début d’année et chantée en éwondo, français et anglais.

Ce trio de dames est entouré de deux hommes, le guitariste et chanteur Dominique Atsama, promoteur du « Finger ekang » avec l’album « Balade » commis en 2018 et Marty Danak, un étudiant en cycle doctorat à l’université de Yaoundé 2 qui vient d’enregistrer son premier album «WorldCitizen». D’autres plateaux sont proposés par des sociétés brassicoles et bancaires avec des stars à l’affiche. Ainsi Lady Ponce, Richard Amougou, Ndachi, Magasco et Salatiel étaient à ‘l’affiche d’un show organisé par une marque de bière. Annie Anzouer, Salatiel, Kameni, DJ Cyrius Black, Lydol La Slameuse et Markus ont été invité hier dimanche par une entreprise bancaire. Des artistes comme Ruben Binam et les kémit ont pris l’initiative de se produire en toute simplicité le 20 juin sur Facebook offrant un moment acoustique à leurs fans.

Streaming
Avec 7,87 millions de camerounais présents sur internet pour  à 3,7 millions de personnes actives sur les médias sociaux, Facebook en tête avec 3.5 millions d’utilisateurs, les concerts en Streaming sont une belle alternative. Elle contribue à une meilleure présence digitale des artistes, leur permettant de gagner des vues ou de se faire connaître du public ou des producteurs, attirant au passage des sponsors tout en monétisant leurs vidéos sur les réseaux sociaux comme Youtube. « Il s’agit à travers ces spectacles virtuels de mobiliser un public plus large et plus diversifié. Mais aussi, ce genre de formule permet d’éviter des dépenses pharaoniques et le stress liés à l’organisation d’un spectacle physique. », explique Franck Olivier Ndema.

Pour les chanteurs et musiciens c’est l’occasion de remonter sur scène après des mois d’arrêt et de continuer à ses produire malgré la Covid-19. Si les shows en ligne sont une belle alternative permettant aux artistes de continuer à gagner de l’argent malgré la Covid-19, son succès dépend aussi d’une bonne préparation. Hier, le show d’Uba a été interrompu pendant plusieurs minutes au grand dam des internautes. Selon Franck Olivier Ndema, la répartition du temps est très importante: « Nous avons commencé par les répétition. Pour ce show, un collège de cinq artistes, accompagné de deux musiciens ont baladé les internautes dans une vague d’AfroPop, d’AfroZouk, d’AfroJazz, de Bikutsi et l’Ekang pendant une trentaine de minutes. Chaque artiste avait droit à 5 minutes », explique les organisateurs de « Music Fest 2020 ». Du côté des internautes, ces initiatives sont appréciées d’autant qu’elles sont gratuites. « Malgré la pandémie, on ne s’est pas ennuyé ce 21 juin », se réjouit un internaute.

Elsa Kane

Culture, Une

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