“Je perds un frère” : Narcisse Kouokam, Humoriste

Claude est mort aujourd’hui, mais je dois dire que quand il était vivant, il était un bon vivant. Si j’ai un conseil à donner, c’est d’être entier, de vivre son art avec passion, de foncer, parce que, un jour tu peux ne plus être là. On a partagé des scènes, lui en tant que musicien et moi, humoriste. C’était la grande complicité. Il a participé le 31 mai dernier au Black Diamond à une soirée pour commémorer mes 35 ans de carrière. D’ailleurs lui-même au rait voulu fêter ses 40 ans de carrière, mais la maladie ne le lui a pas permis. Notre relation a pris une dimension fraternelle. A l’annonce de son décès, tous mes enfants m’ont appelé pour me présenter leurs condoléances. J’étais très ému qu’ils aient remarqué que Claude était mon frère.

“Il a été négligé”
Thierry Sandio, Artiste-Musicien

Je suis musicien au Yaoundé University Music (YUM) lorsque je fais la rencontre de Claude Ndam lors d’un spectacle. Depuis 1994 nous ne nous sommes plus quittés. Nous avions une relation à la fois familiale et professionnelle. J’étais de presque tous ses spectacles. J’ai participé à l’arrangement de « Power », son 2ème album sorti en 1999 et produit par Yoho fils. Claude était très créatifs, et surtout bon guitariste. J’étais son pianiste partout où il allait. C’était aussi un gardien de la tradition. Chez lui, tout était traditionnel. On trouvait des masques, des branches d’arbre, des calebasses. Par contre de voir qu’il a été négligé dans ses derniers jours m’a énormément choqué

Propos recueillis par Cathy Yogo

Culture

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