Jeux olympiques Tokyo 2020 : Vers un report et pas d’annulation

Le Comité d’organisation s’est réuni le 22 mars dernier au siège du Cio, à Lausanne et s’est donné quatre semaines pour se prononcer.

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques Tokyo 2020 a finalement compris que cette compétition ne se tiendra pas du 24 juillet au 09 août comme initialement prévu. La compétition ne sera pas annulée mais reportée. A quelle date ? Il faudra encore attendre quatre semaines pour que le Comité d’organisation se prononce au regard de l’évolution de la pandémie qui secoue le monde, le Coronavirus. Yoshiro Mori, le président du Comité d’organisation, et les autres membres, se sont réunis au siège du Comité international olympique (Cio) dimanche, 22 mars dernier pour examiner les contours de l ‘organisation de ces Jeux de Tokyo 2020. Il s’est trouvé qu’en maintenant le programme initial, la compétition risquerait de ne pas se dérouler dans sa pleine mesure. Aujourd’hui, 57% du contingent d’athlètes a obtenu le ticket pour Tokyo 2020. Ce qui signifie donc que 43% demeurent dans l’attente. Sans savoir à quelle date ils pourront être fixés.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a également déclaré qu’une décision de report pourrait être nécessaire si les Jeux ne pouvaient pas être organisés sous une forme complète. Nous sommes en pleine pandémie du coronavirus, qui touche la majorité des pays du monde. Obligeant les athlètes au confinement général, sans compétition. Le Cio se donne quatre semaines pour prendre une décision, mais écarte toute annulation, a annoncé son président Thomas Bach, dans une lettre aux sportifs. « Nous avons entamé des discussions avec tous les partenaires pour dresser un état des lieux du développement rapide de la situation sanitaire et de son impact sur les Jeux olympiques, comprenant un scénario de report. Nous sommes confiants dans le fait que nous aurons finalisé ces discussions dans les quatre prochaines semaines », a promis l’Allemand.

Trois possibilités de report
En fait, trois possibilités s’offrent aux organisateurs, dont le report pour le mois d’octobre 2020. Sauf qu’au regard de l’expansion du coronavirus, l’on n’est pas certain qu’à ce moment la pandémie sera éradiquée telle que les athlètes auront repris les compétitions dans leurs différents pays. D’ailleurs, il est question d’avoir un délai pour permettre aux 43% des athlètes de se qualifier. La deuxième possibilité est de renvoyer les Jeux olympiques dans un an. Les conséquences pour l’immobilisation du Village olympique et d’autres édifices dédiés aux J.O, comme sur les engagements pris avec les hôteliers, ne seraient pas sans poser de sérieux problèmes. Comme ce sera le cas pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024, le Village olympique doit, après l’extinction de la flamme se transformer rapidement en logements (11.000 à Tokyo). La dernière possibilité est le report des J.O pour deux ans.

Carl Lewis, l’ancien Dieu du stade (10 médailles olympiques, dont 9 d’or) est favorable à cette hypothèse : « 2022 ce serait plus confortable. On inclurait les Jeux d’été de Tokyo (après) les Jeux d’hiver (de Pékin), ce serait une sorte d’année olympique festive », argumente-t-il. C’est d’ailleurs l’idée soutenue par les athlètes américains. Seulement, à l’échelle fragile d’une carrière, deux ans représentent un monde inconnu. Une angoisse pour les athlètes. Toute l’orchestration des phases de qualification devrait être profondément remaniée. Certains athlètes atteints par la limite d’âge se retrouveraient « hors-jeux ». Tokyo devrait trouver une façon de geler les sites et l’architecture olympique durant deux ans. Un défi colossal, extrêmement coûteux. Paris 2024, dans ce jeu de dominos, se retrouverait pris en sandwich entre ces JO de Tokyo et ceux de Los Angeles (2028), analysent les observateurs. On a un mois pour être fixé.

Achille Chountsa

Sports

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