Journées du jeune cinéaste : Une troisième édition réussie

Organisées du 14 au 16 février à Yaoundé, elles ont été marquées par la diffusion exclusive de plusieurs films, des masters-class et une présence constante du public.

Elle n’arrivait pas à retenir ses larmes, la jeune Maimounatou Bourzaka. Des larmes de joie face à l’intérêt suscité par son festival auprès du public. En guise de discours, la journaliste de Cameroon-Tribune et Ceo du site spécialisé en cinéma cinecamer.com, a eu des mots de remerciements pour tous ceux qui ont participé à l’organisation du festival lancé avec un très modeste budget. Depuis 2018, les JJC ont fait du chemin. Autrefois, intitulé « La Journée du jeune cinéaste », le festival s’appelle désormais Les Journées du jeune cinéaste. Preuve de l’intérêt grandissant du public, la durée est donc passée de 1 à 3 jours. D’un espace : le Clac de Minboman à deux avec la Fondation Solomon Tadeng Muna. Résolument engagés Les Journées du jeune cinéaste, avaient pour thème cette année « Violences faites aux femmes et aux enfants : si le cinéma se tait, il laisse faire ». Samedi 15 février, une conférence débat sur le thème a d’ailleurs réuni les panélistes autour d’une table.

Notamment, le caricaturiste Cedric, Kenfack, la journaliste GLaurentine Assiga, l’actrice Hanayelle Simo, etc. « Les Journées du jeune cinéaste se tient dans le sillage de la fête de la célébration de la fête de la jeunesse. On souhaitait susciter des vocations et l’intérêt des jeunes aux métiers du cinéma et aussi réconcilier le public camerounais avec le cinéma local. Certains se plaignent qu’il n’existe pas de films camerounais de qualité. Ce qui n’est pas vrai. Nous voulons promouvoir le cinéma camerounais en donnant l’opportunité au public de regarder des bons films faits par des jeunes », explique Maimounatou Bourzaka. Un accent particulier a donc été mis sur la programmation avec des courts et longs métrages projetés en exclusivité comme «Orphelins » de Jessica Mpele, d’autres primés dans des festivals tels que « Sur Mes Pas » de Madeleine Autet. Vendredi 14 février, le festival a été ouvert par le poignant « Ne Crains rien je t’aime », long métrage du réalisateur Thierry Ntamack. Au total, une vingtaine de films projetés.

« Take Care » d’Hervé Nguehou « Run » de Rodrigue Fotso, « Point de Vue » de Frank Thierry Lea Malle, « Elles » de Thierry Kamdem, « I’m Okay » de Stella Tchuisse, etc. Certains films sont venus de l’étranger comme « Suru » de la béninoise Kysmath Baguiri. On ne manquera pas de souligner la qualité des mastersclass proposés. Six au total. Tous ciblés et animés par des professionnels qui ont fait leur preuve dans le domaine. Ainsi il y a eu : un atelier sur les web-séries animé par l’humoriste Ulrich Takam, l’atelier sur les platesformes de streaming avec William Eyabi, sur le jeu d’acteur et l’écriture du scénario par l’acteur Alain Bomo-Bomo et le réalisateur Nkanya Nkwain, la communication autour d’un film avec le réalisateur Claye Edou et sur le Community Management pour les produits du cinéma par le community manager Chedjou Kamdem. « cela a été un plaisir immense de partager tout ce que j’avais appris durant l’exploitation de Minga et la cuillère cassée. Les participants ont été plus que réceptifs et se sont prêtés au jeu », se réjouit le réalisateur Claye Edou. Pour les cinéphiles aussi c’était très instructif. « J’ai appris beaucoup de choses. Qu’il existe une différence entre la bande annonce et le teaser par exemple. Ils ont certes pour finalité de susciter l’intérêt du public mais le premier présente les meilleurs moments du film tandis que l’autre non », se réjouit une cinéphile heureuse de cette nouvelle connaissance.

Elsa Kane

Culture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *