Lausanne : Le Tas proroge le mandat de Dikoume

Le Camerounais a été reconduit comme arbitre pour quatre ans le 14 juin 2019 dernier.

Il y a encore des Camerounais dont les compétences et la crédibilité comptent au sein de la justice internationale. « Nous avons le plaisir de vous informer que le Congrès du Tribunal arbitral du sport (Tas), au cours de sa dernière session, vous a reconduit comme arbitre au Tribunal arbitral du sport pour quatre ans (2019-2022), dans son répertoire d’arbitres », écrit Mathieu Reeb, le secrétaire général du Tas, le 14 juin dernier, à l’attention de François Dikoume. C’est un nom bien connu des justiciables de la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) dans l’ancien collège des arbitres. En son temps le droit a été dit dans les affaires Fécafoot, avec des sentences confirmées au Tas.

« Je suis fier et très honoré par la confinace qui m’est sans cesse renouvelée par le Tas, auguste juridiction au sommet du monde sportif, depuis l’an 2000 et surtout, je rends grâce à Dieu, qui a permis que pour toute préoccupation qui a été la mienne durant ma vie, je me retrouve parmi l’élite », s’est réjoui François Dikoume que nous avons pu avoir au téléphone. Enseignant associé en Droit du sport à l’Injs depuis 1987 ; Droit international du sport à l’Iric depuis 1996 ; Chercheur émérite en Droit du sport, avec deux ouvrages publiés par Dalloz et l’Harmattan ; de nombreux articles scientifiques dans des revues internationales et ouvrages collectifs, ça fait près de 20 ans qu’il est au Tas comme arbitre. La confiance a été renouvelée à ce docteur en Droit du sport.

Comment est-il arrivé à ce niveau ? « J’avais choisi de mener des études de droit à l’Université de Yaoundé et à l’Université de Limoges ; celles-ci ont été couronnées par une thèse de doctorat nouveau régime en droit public, ès droit du sport en 1986. De nouvelles perspectives s’offraient ainsi à moi avec bonheur ; je suis coopté par le Tas au cours d’un congrès de droit du sport en Egypte, en 2000, en présence du regretté président de cette haute juridiction, Keba Baye. Ma carrière d’arbitre (membre) du Tas démarrait de très haut, au sommet de la hiérarchie en la matière et continue près de 20 ans après », nous répond-til.
Tout a commencé après son baccalauréat où il choisit d’être enseignant à l’Injs, malgré la réticence de ses parents. Il a un parcours professionnel qui lui a permis d’occuper comme fonctionnaire de grands postes au sein de l’administration camerounaise.

« J’ai enseigné l’Eps au lycée de Mbalmayo, puis à l’Université de Yaoundé ; fonctionnaire du ministère de la Jeunesse et des Sports de l’époque, j’ai connu des promotions dans mon administration jusqu’au poste de conseiller technique de ministre, en passant par les postes de directeur des Etudes à l’Injs, directeur des Sports et directeur de l’Eps ; seule la retraite logiquement du reste, a mis un terme à ma belle carrière dans ce département ministériel », raconte l’arbitre du Tas, aujourd’hui fier d’avoir servi et mène une retraite administrative active, sans soucis, loin des préoccupations matérielles, avec l’éthique comme boussole dans sa vie. « N’est-ce pas une bénédiction qui m’éloigne de certaines situations burlesques ? », a-t-il lancé. Immédiatement après cet autre mandat, il a été notifié de son invitation au séminaire qu’organise le Tas à Budapest les 24 et 25 octobre 2019. François Dikoume, porte-étendard du Cameroun au Tas.

A.C

Sports

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