Livre : N’ayez pas peur de la Pma

Dans son récit témoignage, Agnès Guillemot raconte son recours à la Procréation médicalement assistée et donne des conseils de motivation aux autres couples.

Agnès Guillemot le reconnait, elle n’est pas une spécialiste de la médecine encore moins de la santé de reproduction. Mais son vécu lui permet aujourd’hui de prendre la parole et de s’adresser aux couples ayant des difficultés pour enfanter. Ses trois enfants qui font aujourd’hui sa fierté, sont nés grâce à la Procréation médicalement assistée ou Pma. Près de 20 ans dans les couloirs des hôpitaux et des millions de Francs dépensés quand pour d’autres tout se passe naturellement. Il faut un sacré mental pour supporter tout cela. Avec son livre « Quelle que soit l’issue, j’avance et reste débout », la native d’Abong-Mbang veut balayer les idées reçues sur la Pma. « Non, l’infertilité, la stérilité ne sont pas l’apanage des femmes », souligne-t-elle d’entrée de jeu. En effet, lorsque son médecin lui annonce qu’elle a une endométriose, il lui apprend également que ses difficultés pour enfanter viennent aussi de son compagnon.

Selon Agnès Guillemot, la 1ère marche vers la Pma au sein du couple, c’est l’acceptation de son statut. « Il faut accepter qu’on ne peut pas faire d’enfant tout seul, qu’on a besoin de l’aide de la médecine », souligne la communicatrice événementielle. Et surtout les proches des patients ne doivent pas s’apitoyer sur leur sort. Le couple, particulièrement la future mère doivent se construire un mental fort. « La Pma n’est pas un parcours sur commande. C’est long et douloureux. La Pma c’est 2% de réussite et 80% d’échec », prévient-elle lucide. D’ailleurs son livre est divisé en 4 parties. L’un des premiers sous-thèmes porte sur la gestion du mental. Les conseils sont nombreux et pertinents : Face à l’échec que faire ? La gestion de la douleur. D’après Agnès Guillemot, une fois l’enfant venu au monde, le parent devra trouver le moment et l’âge adéquat pour lui raconter son histoire. « Il ne faut pas cacher à l’enfant l’histoire de sa naissance », conseille la maman.

Bien souvent la solitude est grande pour les couples qui font recours à la Pma. « Les conjoint doivent se parler. Celui qui ne suit pas le traitement doit exprimer aussi ses sentiments ». Autres points très importants, la préparation financière. Oui la Pma coûte chère. Alors qui va payer la note ? « Entre la caution d’inscription, les médicaments, les actes chirurgicaux et laboratoire, l’hospitalisation, la culture des embryons, etc, les dépenses sont nombreuses. Des couples s’endettent poussés par leur profond désir d’être parents », révèle Agnès Guillemot, qui vient compléter avec son livre, le travail qu’abattent les médecins au quotidien. Dédicacé à Yaoundé, Douala et à Bertoua, son livre fait le tour des interrogations que l’on peut se poser sur la Pma en intégrant les questions de loi, l’alimentation et d’autres éléments.

Elsa Kane

Santé, Une

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