Médias : Le journalisme en période de Covid-19

En prélude à la journée mondiale de la presse, une formation en ligne a été organisée le 02 mai 2020 sur le factcheking en période de crise.

Avec l’avènement des nouveaux médias, les fake news se sont également amplifiés. Les auteurs qui diffusent ces fausses nouvelles le font la plupart de temps soit pour confirmer des convictions personnelles, soit pour la recherche du buzz ou de l’argent généré via Google à travers des clics. Il revient alors au journaliste aujourd’hui plus qu’hier, de s’armer d’outils nécessaires contre les fakes news pour livrer la bonne information au public. Un travail qui n’est pas rendu facile en période de crise avec son lot de fausses nouvelles en circulation sur la toile. C’est pour changer la donne que le Syndicat national des journaliste du Cameroun (Snjc) branche du Littoral a organisé un séminaire en ligne samedi 02 mai 2020. La formation sur le thème : « Factcheking en période de crise : faire face aux
infox liées au Coronavirus » s’inscrivait dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée tous les 03 mai.

De l’avis des formateurs, il existe plusieurs outils de vérification accessibles en ligne. C’est le cas de Yandex, TinEye, Weverify, Invid ou encore Google Image, pour connaitre l’origine des images, la date de leur première publication, entre autres détails. Pour vérifier une vidéo en ligne, le journaliste peut se servir des outils Youtube Data Viewer, Invid, ou réaliser des captures sur les vidéos, puis faire la recherche d’images sur les outils de recherche de photos, a-t-on appris de Samba Badji (rédacteur-en-chef) et Valdez Onanina, deux formateurs du jour, journalistes à Africa Check. Il s’agit d’une plateforme de factcheking basée au Sénégal. Il est également possible de retrouver le lieu de prise d’une photo ou d’une vidéo. Le rédacteur-en-chef d’Africa Check a pris comme cas pratique cette vidéo qui a fait le tour de la toile. Elle montrait un africain se faisait tabasser. La légende indiquait que la scène s’est déroulée en Chine. Après vérification avec Google Street View, il apparait que la scène a eu lieu plutôt à New-York, aux EtatsUnis.

Eviter de se mettre en danger
Un autre temps fort de cette formation en ligne qui a réuni 25 participants, c’est l’intervention de Denis Nkwebo, le président du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc). Il a entretenu l’auditoire sur comment le journaliste doit procéder pour rester protégé en couvrant une crise humanitaire ou sanitaire, comme c’est le cas avec la pandémie du Covid-19. Pour le syndicaliste, l’homme de média doit avant tout se protéprotéger (masques, blouse, gel, bottes, médocs). Il doit rester sur l’essentiel et privilégier l’espoir. Son travail doit mettre en lumière des solutions. Les journalistes sont appelés ici à travailler en pool et privilégier les experts et les sources à distance. « Le journaliste doit éviter de se mettre en danger inutilement. Entre l’information et sa vie, il doit choisir sa vie », a relevé Denis Nkwebo. La formation du 02 mai 2020 a été organisée avec le soutien technique de stopintox.cm, une plateforme de factcheking basée au Cameroun.

Mathias Mouendé Ngamo

Communication

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