Mode : Valerie Ayena, Marie Graobé, à nous l’Europe

Stars des podiums au Cameroun, les deux mannequins entament de nouvelles carrières respectivement en France et en Espagne après avoir conquis Dubaï et les Emirats Arabes Unis.

«Je suis prête à montrer au monde que les camerounaises sont des femmes extraordinaires ». Ainsi parle Valérie Ayena. Elle fait désormais partie des visages de l’agence de mannequins basée à Paris « City Model ». La miss Cameroun 2013, l’a elle-même annoncée il y a plusieurs jours sur les réseaux sociaux. C’est un nouveau tournant, un saut vers l’avant que Mlle Ayena prend ainsi après 7 ans de carrière en Afrique et au Moyen-Orient. « City Model » est en effet l’une des plus anciennes agences de mannequins de France. Elle possède 41 ans d’expérience et se vante de savoir transformer ses mannequins « en personnages inspirants et iconiques », mieux
d’offrir un cadre de travail parmi les plus agréables d’un univers mode pouvant être déstabilisant. « A l’opposé des réseaux d’agences, devenus des usines à mannequins, City met l’accent sur une attention individualisée, une collaboration équilibrée entre deux partenaires et un soin apporté à chaque mannequin », lit-on sur le site de l’entreprise. Par ce choix, l’originaire de Douala où elle est née en 1989 affiche son ambition et se donne les chances de pouvoir poser un jour pour des prestigieux titres comme « Elle » ou « Vogue ».

Avec ces 1m80, ses cheveux châtains et yeux marron, la « Lionne Indomptable » de la beauté veut marcher sur les traces de l’afro-américaine Tyra Banks, icône de la mode et star de la téléréalité aux Usa révélée par « City model ». C’est en 2011, que Valérie Ayena se fait connaître du grand public. Mannequin pour le « K-Walk », l’une des plus prestigieuses fashion-week du Cameroun qui regroupe tout les deux ans des créateurs africains et afro-descendants autour des débats et défilés de haute-facture, elle est repérée par Jan Malan, producteur Sudafricain de défilés de mode qui lui permet de signer en Afrique du Sud. En 2013, elle rafle la couronne de miss Cameroun et devient la 1ere Camerounaise à concourir pour miss Monde. Depuis lors, elle a travaillé comme mannequin à Dubaï. Au Cameroun, elle s’est illustrée dans l’événementiel et l’humanitaire en organisant miss Ecrans Noirs, les « Share-Days », etc.

Top Model
Marie-Noëlle Graobé, va pour sa part, débuter une nouvelle aventure professionnelle avec une agence du côté de l’Espagne. Jusqu’à présent elle travaille pour une agence de mannequin basée en Afrique du Sud. Il ne s’agira donc pas de sa première expérience internationale. Elle a déjà une riche carrière à son actif. Elle a eu à
poser pour des « shooting » en Côte d Ivoire, Afrique du Sud, Corée du Sud, Japon, et aux Emirats Arabes Unis. Selon GLaurentine Assiga, journaliste et chroniqueuse mode, c’est un mannequins camerounais très sollicité ces 3 dernières années. Marie-Noëlle Graobé jouit d’une grande estime des professionnels de la mode au Cameroun.
Avec ses 1m 77, son teint d’un noir de jais, son visage ovale mit en valeur par une coupe à ras qui la fait ressembler à la célèbre mannequin africaine Alek Awek, les créateurs, promoteurs culturels et même des cinéaste se l’arrachent pour des défilés de mode, des publicités ou encore des rôles sur le grand écran. Il faut dire que depuis 2011, date où elle se lance dans une carrière professionnelle, cette belle femme originaire de l’Extrême née à Limbé ne cesse de glaner des prix. En 2012, elle est 1er dauphine de miss Seme Beach. En 2016, la star des podiums est finaliste de la première édition de la téléréalité « Cameroon Top Model ». Elle est ensuite élue meilleur mannequin africain. En 2018, c’est le sacre avec le prix du meilleur mannequin féminin lors de la « Cameroon Fashion Award », événement primant les acteurs de la mode. Un parcours inspirant pour cette jeune de 28 ans qui rêvait pourtant de blouse blanche.

Elsa Kane

Culture, Une

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