Mon soutien au chef Sokoudjou

M. le Préfet des Hauts Plateaux a en date du 26 juillet dernier cru bon de servir une mise en garde à mon père, à Sa Majesté Sokoudjou, le FO’O des Bamendjou, suite à une réception qu’il a offerte à la chefferie à l’occasion de la visite des citoyens camerounais qui sont venus lui rendre visite pour bénéficier de ses conseils et de sa clairvoyance. Cette mise en garde du Préfet a été suivie par une motion de soutien au Chef de l’Etat, initiée par un groupuscule insignifiant de militants du RPDC de Bamendjou en mal de visibilité. En tant que fils de Bamendjou, il me semble nécessaire de faire un petit rappel historique sur nos chefferies afin que les jeunes et les Camerounais en général ne s’égarent. Avant l’indépendance de notre pays, l’administration coloniale, par mépris et par intérêt, avait réduit nos chefs traditionnels, en un maillon subalterne du commandement territorial.

Dans ce cadre, l’objectif de la plupart des actes posés par les administrateurs coloniaux, était de désacraliser nos chefs, et toutes nos institutions traditionnelles. Malgré toutes les brimades et les humiliations subies, nos chefs et nos chefferies ont démontré leur résilience. Elles demeurent aujourd’hui une empreinte historique et un référentiel culturel qui font notre fierté. L’œuvre et le prestige social de certains chefs ne sont pas étrangers à cet héritage. Le FO’O des Bamendjou, Sa Majesté Jean Philippe Rameau Sokoudjou, intronisé à la Chefferie Bamendjou en 1953, compte parmi ces chefs prestigieux, emblématiques de la Région de l’Ouest. De toute cette histoire, sans doute méconnue de lui, le préfet des Hauts-Plateaux s’honore uniquement d’avoir hérité les prérogatives, et l’esprit des administrateurs coloniaux. De mon point de vue, il est plus à plaindre qu’à blâmer. Quant à sa Majesté Sokoudjou, mon Chef, notre père, je lui renouvelle l’hommage de mon respect, de mon affection, et de mon profond attachement. Je sais, comme beaucoup de mes compatriotes, qu’en ce moment difficile, notre pays a besoin des hommes de grande sagesse comme lui, pour son unité et le retour de la paix. Je suis certain, qu’aucune objurgation ne le détournera de la mission de rassemblement et de paix sociale qu’il s’est toujours investie.

Chrétien Tabetsing.*

Opinion, Une

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