Musique : Une soirée entre afro-fusion et “finger ekang”

Le violoniste camerounais Hermann Teutu et le guitariste Dominique Alsama ont offert un frétillant show-case à Yaoundé,

De la musique acoustique. Celle qui laisse au mélo mane le soin de mieux savourer les notes d’une guitare basse, les gammes d’un piano, les battements d’un tambour. Hermann Teutu est violoniste et flutiste et s’est entouré de 3 musiciens en plus de Dominique Atsama, adepte du « Finger ekang » avec qui il partage l’affiche. Le show se tient dans la coquette et petite salle de la Salomon Tandeng Muna. On comprend que le duo en tête d’affiche a choisi la qualité plutôt que la quantité.

Il est 19h ce samedi est le spectacle débute par le passage d’une quinzaine d’enfants initiés au violon, au piano, à la flute par Hermann Teutu. Il y a là des jeunes de différentes nationalités heureux de se départir de leur timidité pour laisser éclore les talents sommeillant en eux. Les premiers pas sont hésitants, puis l’assurance arrive nourrit par les applaudissements de l’assistance et des parents qui on fait le déplacement. C’est sous cette ambiance chaude, qu’Hermann Teutu et son compère Dominique Astama font leur entrée sur scène. Le premier est tout de blanc vêtu tandis que le second arbore des dreadlocks. Les autres membres de l’orchestre portent des T-shirt noirs estampillé « HD » du nom de ce projet musical.

Très vite, ils s’installent sur la scène et distillent les premières notes d’un bikutsi endiablé. C’est « l’ambiance de chez nous », un des morceaux d’Hermann Teutu. Le public se laisse emporter par ce voyage qui commence plutôt d’excellente manière. On dodeline de la tête, on frappe les mains au rythme de la cadence. Dans son style, Dominique Atsama va balader le public dans son répertoire riche des titres comme : « Blablabla », « Rayon gamma »,
« Finger ekang ». Musicien instrumentiste avec de longue année d’expérience (il joue depuis 1998 au lycée), Hermann Teutu passe du violon à la flûte traversière avec la même aisance. Il fait de l’afro-fusion : mariage réussi entre jazz et musique classique.

Une belle « Love story » pour reprendre un de ses titres. Pour la petite histoire, les deux musiciens sont des vieux copains du collège Stoll d’Akono où ils ont découvert les bienfaits de la musique classique dans cette école tenue par les frères maristes canadiens. « Nous nous sommes rencontrés au collège Stoll d’Akono où nous avons commencé tous les deux la musique classique après nous nous sommes retrouvés sur de nombreux projets et ensuite nous avons évolué chacun en solo. Il s’agit donc des retrouvailles », a expliqué Hermann Teutu. Cette complicité artistique et amicale a beaucoup contribué à la réussite du showcase. Les musiciens étaient en parfaite harmonie.

Elsa Kane

Culture

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