Nouveau : Sopecam offre un « insider » au Cameroun

La société de presse et d’éditions du Cameroun a présenté un nouveau bi-hebdo entièrement anglophone hier.

C’étaient les moutons à cinq pattes de la presse : un article en anglais, un autre en français et couci couca. Avec bien sûr une belle domination francophone, comme c’est souvent le cas dans la vie camerounaise. Pour sûr, les anglophones ne se retrouvaient pas dans le  » grand quotidien national », Cameroon-Tribune, Nyanga et les autres. L’impair est réparé depuis hier: dans une cérémonie fort courue, « Cameroon Insider » a été présenté au grand public hier après midi. Pour sûr, le nouveau-né a belle gueule. Format tabloïd (c’est le format règlementaire); quadrichromie ( c’est le minimum); papier saumon ( ça il faut le faire !)… Donc un bihebdomadaire
( en fait un faux quotidien) qui, dans son déroulé et sa mise en pages, n’a pas vraiment bousculé ses aînées de la même fratrie,dans la philosophie éditoriale.

Dans la tradition du journalisme, on a l’habitude de faire un distinguo entre le journalisme à la sauce latine, disert et bavard et le « news report », à l’anglosaxonne, rigoureux et factuel. Les journalistes anglophones de la Sopecam, auront-ils enfin le loisir de déployer leur ADN dans leur nouveau titre ? Le débat peut être ouvert. La cérémonie fut riche. MarieClaire Nnana, directeur de la publication fit un speech dans la langue de Bernard Fonlon, sans accent, notèrent les puristes-. Un écho à son editotitré  » welcome on board », dans lequel elle explique globalement qu’il est question de coller enfin ! à ce  » vivre ensemble  » qui est la planche de salut du Cameroun. Anglais pour anglais, le discours du ministre de la Communication, lui aussi, fut dit dans cette langue. Pas mal…on comprend que si les dirigeants camerounais le voulaient, le bilinguisme serait une réalité depuis le temps…

Pour les mondanités, l’organisation a bien fait les choses : les  » anciens » avaient été conviés à la fête de baptême : on revit, Ebokem Fomenky , Nkendem Forbinake , les anciens artisans du défunt  » Cameroon-Tribune » ( couleur rouge) qui était déjà un bihebdomadaire faisant pièce au quotidien ( couleur bleue) qu’était le journal en Français. On parle là d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Il y eût autrefois un bi-hebdomadaire anglophone, Cameroon-Tribune qui disparu en novembre 1993… Seul un homme d’expérience comme le sénateur Mukete, présent et assis à la table d’honneur, serait capable de dire aux uns et aux autres, de son franc parler cinglant:  » on ne réinvente pas la roue »….
Cette place-forme internet conviviale facile d’accès, c’est sans doute l’espoir de ce projet, par ces temps où il faut aller chercher le lecteur dans son téléphone portable, plutôt que sur la terrasse d’un café.

Haman Mana

Communication

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