Patrick Noah : Retour en salsa au bercail

Le musicien camerounais passionné des rythmes afro-cubain a présenté quelques titres de son nouvel album « Tecla » annoncé pour 2020.

Fusion de sonorités assurée avec Patrick Noah. Le guitariste et parolier Camerounais opère un retour généreux en sons et couleurs, 13 ans après son dernier spectacle sur la terre qui l’a vue naître. Il est venu les mains chargé d’un formidable cadeau de Noël : des nouvelles chansons dont le titre « Tecla », un ultime hommage à sa maman. Celle-là même qui, pour calmer les souffrances et la solitude de son enfant gravement malade, lui offrit une guitare. L’instrument ne quittera plus le petit Patrick devenu grand. Le chemin parcouru par le musicien depuis ce jour a été riche. Des lauriers glaner dans le monde comme ce prix de la citoyenneté de la ville d’Evreux en France pour la pratique culturelle, une distinction, une chanson, «Lazare» devenue le générique d’une émission à la Crtv. Sans oublier les spectacles à travers la France, l’Allemagne, Cuba et surtout ses deux albums. «Dzal» et «Saperia». Quel autre moyen que de témoigner sa reconnaissance envers cette maman pédagogue que par la musique ?

La musique de Patrick Noah puisse abondamment dans les sonorités afro-cubaines, la rumba, le jazz et le blues, l’afrocaribéen qu’il marie avec le bikutsi, le makossa. L’artiste a lui-même trouvé un nom pour définir sa musique : l’«AfromusicS». En général, Patrick Noah célèbre beaucoup la femme.
«Saperia», est un hommage à sa grand-mère. « Lola », parle des femmes fortes, « A ban Moan» est un clin d’œil à sa fille. Ouvert au métissage des cultures, Patrick Noah n’en demeure pas moins attaché à sa culture béti. D’ou ce point d’honneur à chanter en ewondo pour un bikutsi endiablé». Pour Patrick Noah, il est important de maintenir le lien entre les africains et les afro-descendants. Nos « cousins » d’Amérique qui ont violemment été arrachés à la terre de leur ancêtre. C’est pourquoi, il se plait à travailler avec des musiciens cubains du « Septeto Araison » et la star Manolito Simonet, les groupes « Bamboleo », « Orishas » ou encore « Los Papines ».

Ces collaborations sont perceptibles dans l’album « Saperia » sorti en 2005 avec la collaboration de « Septeto Araison ». Selon le site de musique
« Afrisson », le titre « Lola » issu de cet album, relevé par les cuivres est magnifique et très entraînant. Le 7 décembre à l’Institut français antenne de Yaoundé, Patrick Noah a donné un concert accompagné de son orchestre au complet dans lequel le public a retrouvé : Raphael Effila aux percussions et aux chœurs, Sylvestre Abanda à la basse, Eric Essama à la batterie et aux chœurs, Vitalis Eloundou à la guitare électrique, Jean Marc Noah au piano et aux chœurs, Linda Lalili aux chœurs et le chef d’orchestre Gadas Abada Mballa et Henri Ngassa aux trompettes.

Elsa Kane

Culture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *