Photographie : Dialogue interculturel entre le Cameroun et le Canada

En séjour en Amérique, le journaliste Christian Nana a voulu percer le mystère de l’Abitibi-Témiscaminque région reculée et pays des Algonquins, peuples autochtones du Canada.

Connaissez-vous la région Abitibi-Témiscaminque ? Si le nom ne vous évoque rien pas grave. Le journaliste Christina Nana vous conduit volontiers à l’exploration de cette grande région au Canada. A travers 20 photographies en couleurs, le journaliste et producteur de contenus multimédias, veut percer le mystère d’une région qui reste encore peu connue des canadiens eux-mêmes et du reste du monde. S’appuyant sur une démarche de découverte des us et coutumes des autres peuples. C’est pourquoi l’exposition baptisée ‘ « 819.Canada », s’est intéressée au paysage et à l’architecture de la région Abitibi-Témiscaminque et aussi de deux grandes villes du Québec : Montréal et Ottawa.

La recherche esthétique n’est pas la finalité de cette exposition, ouverte le 26 juin, à l’espace culturel Metamorphosis à Nkondengui en partenariat avec l’association « Tolérance Mouv ». Pour rendre cette déambulation photographique agréable, la scénographie a été confiée à Fleury Ngamale, scénographe. La balade de Christian Nana nous conduit dans la luxuriante faune du parc de Montréal où bondissent les écureuils à la recherche de noisettes. Sur cette image, on admire le levé du jour à Gatineau. Plus loin, le directeur du musée la Blacktitude de Yaoundé, a braqué son objectif sur le paysage de l’église VilleMarie et sur celui de Montréal avec cette superbe vue du Parc Olympique de la ville.

Interculturel
Autres éléments intéressants de cette invitation au voyage, les infrastructures routières avec un zoom du photojournaliste, sur le pont couvert et le pont non couvert du Québec. Les charmes et attraits de cette partie du Canada sont dévoilés. Elle possède des trésors. Des coins insolites aussi. Savezvous qu’il existe là-bas un marché Mokolo ? C’est une épicerie de produits « exotiques », entendez tout ce qui vient d’Afrique, des Antilles, des pays latino, de la Jamaïque.
Dans la contrée reculée de l’Abitibi-Témiscaminque, les traces de la présence des indiens, premiers habitants du Canada sont encore visibles à travers des plaques annonçant les réserves où ils furent malheureusement parqués. « Ici, on les appelle les algonquins ou anishinaabeg », explique Christian Nana. Le canada est ouverte sur le monde et compte de plus en plus un nombre important d’immigrés. Certains, comme les chinois ont même une influence sur l’architecture des bâtiments.

Dans le « Chinois Town » d’Ottawa, les couleurs vives et l’architecture des maisons rappellent l’empire du milieu. « 819.Canada » est un beau carnet de voyage. Les images ne sont pas d’une grande qualité. Mais le message délivré par Christian Nana est saisissable. « Nana nous parle du Canada par métonymie, c’est-à-dire la partie pour le tout. C’est ce que dénote le titre 819. Canada qui installe le spectateur dans l’arrière-pays ainsi que l’urbain québécois (Montréal, Ottawa, Gatineau), riches de traditions séculaires, mystères et mythes envoûtants’ analyse le commissaire d’exposition Martin Anguissa. Il va plus loin et souligne que « 819.Canada ouvre aussi à sa manière, une perceptives sur la rencontre des identités, en plus d’être une belle expérience de l’inter culturalité, de la diversité des cultures », conclut le critique d’art. L’exposition s’achève le 25 juillet.

Elsa Kane

Culture

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