Pr Narcisse Mouelle Kombi : “L’organisation du CHAN et la CAN, une cause nationale”

Le ministre des Sports, président du Cocan, s’exprime après le report des compétitions par la Caf et appelle à l’Union sacrée.

Monsieur le Ministre des Sports et de de l’Education Physique, vous êtes Président du COCAN 20-21. Comment avez-vous accueilli la nouvelle du report des deux compétitions CHAN et CAN que doit organiser le Cameroun ?
C’est un sentiment de soulagement qui conforte l’option prestigieuse prise par le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA de faire de notre pays une terre de prédilection de grands événements sportifs, à l’instar de la CAN et du CHAN, ce qui constitue la juste reconnaissance des efforts fournis par le Cameroun dans le domaine de la construction des infrastructures sportives futuristes au profit de sa jeunesse. Les décisions prises par la CAF intègrent l’ensemble des contraintes et incidences tributaires à la crise sanitaire internationale du COVID-19, qui ébranle la planète tout entière depuis plusieurs mois. Elles rendent les perspectives plus claires quant à l’organisation des prestigieuses compétitions attribuées au Cameroun par la Confédération africaine de football.

Est-ce finalement un mal pour un bien devant permettre au Cameroun de disposer encore plus de temps pour se mettre à jour quant aux exigences du cahier de charges de la CAF, pour ce qui concerne le CHAN 2021 et la CAN 2022 ?
Je voudrais rappeler qu’en ce qui concerne le CHAN, le Cameroun, à trois semaines de la compétition, était prêt pour l’accueillir du 4 au 25 avril 2020. Les installations sportives, les conditions d’hébergement, la billetterie, les technologies de pointe dédiées aux médias, les centres d’accréditation, les aspects d’animation notamment les cérémonies d’ouverture et de clôture, les plateaux techniques médicaux ainsi que les questions de transport étaient déjà en phase d’implémentation. Le Gouvernement camerounais via le COCAN avait souscrit à l’ensemble des exigences majeures du cahier de charges de la CAF sur les sites de Yaoundé-Mfandena, DoualaJapoma, Douala-Bepanda, Limbe-Buea. Notre pays le sera davantage dans le cadre de la nouvelle programmation en janvier 2021.

Et pour ce qui concerne la Can 2022…
S’agissant de la CAN, sur les sites de Yaoundé-Olembé, Yaoundé-Mfandena, Douala, Limbe-Buea, Bafoussam et Garoua, qui abritent déjà de magnifiques infrastructures, des efforts constants et soutenus sont engagés de manière constante. Tous les moyens sont mis en œuvre, sous la très haute impulsion du Chef de l’Etat et la coordination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Président du COMIPCAN, pour que la plus fantastique des compétitions africaines se déroule le moment venu dans les meilleures conditions. Nous allons remobiliser l’ensemble des commissions d’organisation ainsi que les entreprises concernées afin de les amener à faire mieux et bien par rapport à ce qui aurait pu être fait dans le cadre de l’organisation de ces compétitions.

Quel est votre message au mouvement sportif camerounais par rapport à ce nouveau calendrier ?
Nous exhortons l’ensemble du mouvement sportif et le peuple camerounais à se mobiliser davantage pour offrir à l’Afrique et au monde de belles fêtes sportives à l’occasion du CHAN en janvier 2021, de la CAN en 2022 et même des compétition de la Ligue des champions Africaine que le Cameroun devra également abriter.
Nous souhaitons que les décisions récemment prises par la CAF mettent définitivement fin aux manœuvres d’instrumentalisation et de manipulation malveillantes orchestrées par certains entrepreneurs de l’antipatriotisme via les Réseaux Sociaux et les plateaux des radios et télévisions. L’organisation de ces compétitions devrait constituer une cause nationale, devant permettre au Cameroun de consolider sa réputation de terre d’accueil, d’hospitalité et de sportivité.

Propos recueillis par Achille Chountsa

Sports, Une

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