Samuel Oum Gouet : « Je vise la sélection nationale A »

Capitaine des Lions U20 et U23, l’ancien milieu de terrain d’Apejes, sociétaire de SC Rheindorf Altach en Autriche, fait le bilan de sa saison et évoque ses projets à venir.

Comment se passent les vacances au Cameroun en ce moment ?
Actuellement tout se passe très bien. J’ai la chance d’être en famille avec des amis. Il n’y a pas beaucoup de stress et on profite de l’instant.

Comment avez-vous trouvé votre famille dans ce climat pollué par la crise sanitaire du Covid-19 ?
Je remercie Dieu pour avoir trouvé tous les membres de ma famille en santé. C’était une joie. Malgré la crise, ce virus, de retrouver ma famille en santé et de passer de bons moment avec elle.

Comment avez-vous vécu cette période de la montée de crise sanitaire en Autriche où vous êtes ?
C’était vraiment difficile car, chez nous, le confinement est vraiment respecté et strict. C’était à la limite la solitude. Chacun restait chez soi et on n’avait pas le droit de sortir. C’était vraiment difficile pendant deux ou trois mois. Surtout que je vivais seul. C’était vraiment pénible.

A quoi vous occupiez-vous à ce moment-là ?
A rien du tout. On n’avait que les téléphones pour échanger entre coéquipiers, entre amis. C’est tout ce qu’on pouvait faire. On ne pouvait pas sortir de la maison ; on ne pouvait pas se rencontrer. Il n’y avait que le téléphone et ça a causé beaucoup de stress, d’insomnie. On était vraiment confiné à tourner dans la maison, au balcon à longueur de journée.

Vous ne vous entraîniez pas individuellement ?
J’avais un programme d’entraînement individuel. Pendant le confinement, l’Etat permettait juste aux gens de faire du sport dans les rues pendant une certaine heure. Donc, c’est pendant ces intervalles de temps que je faisais mes séances d’entraînements individuels programmées par le club.

Et lorsqu’il a fallu reprendre le championnat après cette période, cela a-t-il été facile ?
Pour la reprise, ça été un peu difficile après deux, trois mois d’arrêt. Mais, on a bossé vraiment fort. A la reprise, on était mieux qu’avant l’arrêt. Je pense que le repos nous a fait du bien car, on a failli avoir un ticket pour l’Europa League. Malheureusement on ne l’a pas eu.

Et parlant de cette saison,quel bilan faites-vous avec Altach ?
La saison a été très bonne ; pas parfaite. Mais, au-delà du maintien, on avait la possibilité d’être en Europa League. Nous avons commencé timidement. Mais, nous avons très bien terminé. Donc, la saison s’est très bien passée.

Et sur le plan personnel ?
C’était une satisfaction. Sur les 32 matchs de la saison, j’ai disputé 26 rencontres. Pour les autres matchs, j’ai sauté quatre pour cause de blessure et de suspension. J’ai inscrit deux buts, avec trois passes décisives cette saison.

Maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir avec Altach ?
On ne sait pas de quoi demain est fait. Mais, on envisage aussi d’autres possibilités pour la prochaine saison. En attendant, je suis encore à Altach. Je retourne d’abord en club (il a repris son vol le jeudi, 30 juillet, ndlr); je recommence d’abord la préparation et on verra ce qui va se passer pour la suite.

Vous avez eu des propositions d’ailleurs ?
Quelques clubs ont manifesté leur intérêt pour moi. Les négociations sont en cours. Je crois que le fait pour moi d’être en congé a ralenti un peu les négociations. Mais, dès mon retour, certaines choses vont s’accélérer.

Et la sélection nationale, vous y pensez aussi…
Evidemment, j’ai un œil pour la sélection nationale. Malheureusement, à cause de la crise du Covid-19, j’ai manqué la sélection du mois de mars. Mais, on remet tout ça à Dieu, en espérant que les lendemains seront meilleurs. Je vise la sélection nationale A, et j’espère y être.

Vous avez été le capitaine dans toutes les sélections inférieures où vous avez été ; capitaine chez les juniors, chez les U23. Comment imaginez-vous un peu le scénario chez les Lions A ?
Je compte me faire tout petit car, dans cette sélection A, il y a des grands comme la capitaine Choupo-Moting, le gardien André Onana, Zambo Anguissa. Il y a tellement de grands joueurs. Je compte occuper ma place de tout petit et essayer d’aider la sélection avec le peu que je pourrais apporter.

Quelles sont vos relations avec les dirigeants de votre ancienne équipe au Cameroun, Apejes ?
Nos contacts sont très bons. J’ai eu à rencontrer le président Lacatus (Léon Aimé Zang, ndlr). On a beaucoup échangé. J’ai rencontré le coach (Ndongo Emma, ndlr) à Mbankomo ; j’ai rencontré aussi le coach Sokba Oumarou au collège Vogt. Bref, ça été des rencontre chaleureuses.

Propos recueillis par Achille Chountsa

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