“Violation du principe de l’immutabilité”

Albert Ayomba, responsable du département juridique à la Fécafoot

Nous sommes satisfaits. Ça faisait partie des premiers griefs que nous avons relevés. Les gens ne sont pas capables de respecter la loi. La loi du Cameroun, celle du 11 juillet 2018 est suffisamment claire sur le droit processuel en vigueur au sein de la CCA (Chambre de conciliation et d’arbitrage, ndlr). Vous ne pouvez pas aller en arbitrage quand vous n’avez pas préalablement épuisé les voies de recours internes. Il y a un dispositif clair, qui voudrait que pour aller en arbitrage, il faut passer par la conciliation. Lorsque nous sommes allés en conciliation dans cette affaire, le motif principal présenté par les requérants, c’était l’annulation des résolutions de l’Assemblée générale du 10 octobre 2018. Chemin faisant, on s’est retrouvé avec d’autres griefs.

Nous avons dit qu’il y a dol ; qu’il y a violation du principe de l’immutabilité de procès en appel. C’est Cet argument qui a été retenu par la Chambre de conciliation et d’arbitrage siégeant en matière d’arbitrage, qui ne pouvait pas être compétent à siéger dans ce cas, puisque le préalable obligatoire de la conciliation n’avait pas été respecté. Je voudrais saluer la qualité de la justice qui a été rendue ; saluer aussi tous les acteurs du football. Ils ont compris que la place est maintenant au jeu et non aux guerres permanentes qui durent depuis pratiquement dix ans et qui n’avancent pas le football camerounais. Je parle sous réserve ; le président de la Fédération n’est pas là. Il est en ce moment au Caire, en Egypte où il assiste au tirage au sort de la Coupe d’Afrique des nations. Pour les autres développements, il sera mieux placé pour parler de l’avenir de la Fédération.

Propos recueillis par A.C

Sports, Une

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