Yaoundé : Plaidoyer pour une exportation aisée d’objets d’arts

Achille Bassilekin III, le ministre des Petites et moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, était avec les artisans du centre national de Tsinga, jeudi dernier.

Même si Achille Bassilekin III, le ministre des Petites et moyennes Entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), n’a pas, d’un tour de baguette magique résolu immédiatement les problèmes que lui ont posés les artisans jeudi dernier à Tsinga, ils sont restés confiants, plus que rassurés après sa visite. « Vous n’êtes pas orphelins. Cessez de penser que vous êtes orphelins », a indiqué Achille Bassilekin III avant de prendre le temps de visiter toutes les 32 boutiques que compte le Centre national de l’artisanat situé au quartier Tsinga, à Yaoundé. A chaque étape, il serrait la main, et discutait avec chaque artisan pendant quelques minutes. Peu d’artisans n’avaient déjà de leur vie, probablement discuté en tête-àtête avec un ministre de la République. D’où les visages rayonnants et joyeux de ces artisans après le passage du Minpmeesa. L’image qu’a décrite Salifou Pouamoun, le président national des artisans, est révélatrice du danger de mort qui guette ce secteur de l’économie camerounaise.

« Le véritable problème que nous avons posé au ministre, ce sont les tracasseries policières qui nous touchent. Quand un client vient acheter un objet d’art, par exemple à 10.000FCfa. A l’aéroport, on lui demande de payer 20.000FCfa de frais. Il va jeter l’objet. La prochaine fois, il n’achètera plus. Il va informer ses camarades et amis et leur conseiller que lorsque qu’ils sont au Cameroun dans une galerie d’arts, de regarder seulement avec les yeux ; de ne plus achetez. Il faut que l’Etat demande à tous ces agents des forêts, de la police qui travaillent à l’aéroport de laisser nos produits traverser, sans les taxer. Les objets d’arts que vous voyez sont des déchets de bois que nous prenons pour les façonner. Nous ne savons pas ce qu’on leur demande encore de payer à l’aéroport, alors qu’ils veulent garder des souvenirs du Cameroun », dénonce-t-il. Au-delà de cette question, il y le nombre de boutiques réduits. Plus de 300 artisans pour 32 boutiques, avec un ratio moyen de trois par boutique.

« Dans le cadre des concertations avec certains de nos collègues du gouvernement, que ce soit ceux en charge des Finances, de la Faune et des forêts et d’autre départements, nous avons amorcé une réflexion dans la perspective de créer dans nos points de départ dans nos aéroports des guichets uniques, faisant en sorte que certains touristes qui veulent sortir avec certains produits et qui sont confrontés à certaines difficultés, puissent dans le cadre de ces guichets uniques, trouver une facilitation de leur procédure de sortie des produits des artisans qu’ils ont régulièrement achetés. Sur ces aspects-là, la réflexion est en cours et nous sommes persuadés qu’on commence déjà à assister à un début de solution et ceci sera de nature à encourager justement l’acquisition des objets d’arts sur le plan réglementaire, mais surtout de s’assurer qu’ils aient moins de tracasseries, lorsqu’ils en sont à traverser la frontière », a répondu Achille Bassilekin III. Quant à la question d’insuffisance des boutiques, « il (le Minpmeesa, ndlr) a dit qu’il n’y a que le gouvernement pour résoudre ce problème », a confié Salifou Pouamoun.

Achille Chountsa

Culture

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